Article

Qualité bioécologique d’un milieu lacustre hyper-eutrophisé en zone équatoriale (Afrique Centrale) : peuplement de protozoaires ciliés et macro invertébrés bentho-aquatiques


Gideon AJEAGAH, Laboratoire d’Hydrobiologie et Environnement, Université de Yaoundé I, Cameroun
Jean FILS BIKITBE, Laboratoire d’Hydrobiologie et Environnement, Université de Yaoundé I, Cameroun
Frida LONGO, Ecole Normale Supérieure, Université de Yaoundé I, Cameroun

Date de publication : 1 mai 2013

Résumé

Le lac d’Obili est un écosystème aquatique situé  en plein cœur de Yaoundé en Afrique centrale. Les études physique, chimique, et biologique ont été effectuées dans ce milieu aquatique. Des prélèvements ont été effectués durant six mois sur le site en surface et en profondeur, grâce aux méthodes telles que la spectrophotométrie, la respirométrie et la volumétrie. Des échantillons de boues, d’eau et de vase ont été analysés. Les observations à la loupe et  l’identification des espèces grâce aux clés d’identifications ont permis d’avoir une idée claire sur l’état trophique du milieu. A partir des résultats découlant de ces analyses, nous avons pu bâtir une matrice de résultat. Sur celle-ci, des analyses statistiques descriptives ont été appliquées avec le logiciel d’analyse SPSS. De ces résultats, nous observons une légère acidité des eaux en profondeur par rapport à celles de la surface qui sont pratiquement neutre. L’oxygène est croissant sur les deux plans d’eaux sur toute la période d’étude. Le Dioxyde de Carbone (CO2) quant à lui présente une courbe en U. La température est globalement élevée en surface par rapport à la profondeur. La concentration en nitrate est plus élevée en profondeur qu’en surface. La DBO5 évolue en dents de scie et présente des courbes qui se croisent pendant le mois de mars. Des bio-indicateurs de polysaprobité telles que Metopus ovatus   Caenomorpha medusa, Paramecium africanum révèlent une dystrophie avancée du milieu. Les dysfonctionnement de ce milieu lentique et la surcharge en ortho phosphate et nitrates sont confirmée  par l’identification d’une forte peuplent des macrophytes  a l’instar de Nymhea lotus,  Pistia stratiotes et d’ Eichhornia crassipes. Les fortes corrélations sont observées entre les paramètres physico-chimique et biologique et le test de Mann Whitney montre un unique écosystème avec peu de variation spatio-temporelle.



Pour citer cet article

Gideon AJEAGAH, Jean FILS BIKITBE et Frida LONGO. «Qualité bioécologique d’un milieu lacustre hyper-eutrophisé en zone équatoriale (Afrique Centrale) : peuplement de protozoaires ciliés et macro invertébrés bentho-aquatiques». Afrique Science, Vol.9, N°2 (2013), 1 mai 2013, http://www.afriquescience.info/document.php?id=2774. ISSN 1813-548X.